Atelier #35 – Rencontre avec Fanny Leloup

Avant la tenue de notre prochain atelier le 21 septembre, nous avons échangé avec Fanny Leloup. Forte de ses expériences dans le champ des Ressources Humaines, et plus particulièrement de la formation, elle répond déjà à quelques questions.

 

1. La réforme de la formation professionnelle donne-t-elle lieu à de nouvelles pratiques au sein de l’entreprise ?

 

« Il faut penser la formation comme un levier de compétitivité, en tant qu’objectif stratégique de l’entreprise et d’investissement, afin de favoriser le développement et la professionnalisation des compétences des collaborateurs. »

 

Les démarches administratives des entreprises et les contributions dont elles doivent s’acquitter sont aujourd’hui simplifiées. Une contribution unique a été définie selon la taille de l’entreprise. Une fois versée cela permet à l’employeur de mettre en place son plan de formation, qu’il estime le plus adapté au projet de l’entreprise, en partenariat avec les instances représentatives du personnel. Il a également désormais un seul interlocuteur, l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé).

L’échange entre le salarié et l’employeur est également favorisé via l’entretien professionnel (à différencier de l’entretien d’évaluation), qui est maintenant obligatoire tous les deux ans. C’est le moment d’échanger sur le parcours professionnel du salarié, de faire le lien entre les besoins de l’entreprise et les projets individuels du collaborateur et d’identifier les perspectives d’évolution possibles.

 

2. Adieu le DIF, bonjour le CPF : quelles sont les évolutions majeures entre ces deux dispositifs ?

Depuis le 1er janvier 2015, tout salarié bénéficie d’un Compte Personnel de Formation (CPF) qui le suit tout au long de sa vie professionnelle (dès l’entrée sur le marché du travail, pour toute personne âgée d’au moins 16 ans, jusqu’à son départ à la retraite). Le salarié devient acteur de l’évolution de ses compétences professionnelles.

Il va pouvoir cumuler 24h par an jusqu’à 120h, puis 12h par an jusqu’à atteindre un plafond de 150h. Les heures non utilisées sont conservées en cas de changement de situation professionnelle : en effet, la gestion du CPF se fait à l’extérieur de l’entreprise par la caisse des dépôts et consignation, via le site http://www.moncompteformation.gouv.fr/. La formation peut avoir lieu sur le temps de travail. Dans ce cas, l’accord de l’employeur est alors nécessaire.

Il est à noter également que le DIF est supprimé depuis le 1er janvier 2015. Cependant, les heures inscrites sur les compteurs DIF au 31 décembre 2014 peuvent être utilisées jusqu’au 1er janvier 2021, selon les conditions prévues pour le CPF.

 

3. Quels conseils donneriez-vous à tout salarié qui souhaiterait mettre en œuvre son projet de formation ?

 

2 choses principalement :

> de profiter de l’échange possible avec l’employeur via l’entretien professionnel pour construire ensemble son parcours et définir les formations possibles en fonction des besoins de l’entreprise.

> de profiter de l’opportunité de pouvoir être acteur de l’évolution de ses compétences professionnelles pour se former via l’utilisation du CPF. Chaque personne dispose d’un accès personnalisé à une liste de formation en fonction de son statut (salarié, demandeur d’emploi ou en CSP – Contrat de Sécurisation Professionnelle), son secteur d’activité et son lieu de travail ou de résidence. A chacun donc de faire la démarche pour vérifier à quel type de formation il peut accéder dans son espace personnalisé.

 

Propos recueillis par Florence Charrier-Nicou

 

Pour en savoir plus sur le parcours de Fanny avant notre atelier, consultez son profil LinkedIn.

 


Nous vous attendons nombreux pour échanger sur la réforme de la formation professionnelle et ses impacts : plus d’informations ici !

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