Réseaux professionnels numériques : les bonnes pratiques… (2)

 

Notre petite table, alimentée au compte-gouttes par les retardataires, a abordé le thème des réseaux sociaux selon leurs opportunités et menaces avant de statuer sur des bonnes pratiques.

 

Viadeo est un réseau possédant la vocation de création de communautés d’experts migrant vers un usage de Facebook professionnel. Dans la plupart des cas, les personnes sollicitées sur une question ne répondent pas, et ce, exception faite des connaissances physiques. Même avec une création de listes de contacts par expertise, les personnes ne se sentent pas obligées de répondre. Si c’est excusable pour un profil comportant 4000 contacts et plus, pour les plus petits comptes c’est dommageable au principe même de Viadeo. Ce dernier permet :

– d’envoyer des mails par bloc de 20,
– d’adhérer à des hubs ou groupes d’intérêts,
– de connaitre le parcours des personnes rencontrées,
– de déterminer les aides possibles.
La plateforme teste en ce moment même l’option « News Beta » permettant de calibrer les informations que l’on souhaite recevoir sur le réseau selon les affinités (ex : intérêt à 50% de développement durable, 25% pour les ressources humaines…). Les premiers tests ne semblent pas démontrer l’existence d’un outil très pertinent pour le groupe de discussion. A savoir, l’automatisation du partage des publications de Viadeo vers Twitter permet de proposer un encart/une vignette reprenant le visuel de l’article partagé ainsi que les 3 premières lignes.
Viadeo et Twitter sont deux médias complémentaires, l’un diffuse l’information de l’autre et ce, souvent en anonyme puisque l’usage des pseudos est fréquent sur Twitter.
Twitter est le média du scoop et de l’information fraîche. Un tweet vieux de plusieurs heures n’a plus de valeur. Cependant, on a tendance à devenir « mono-source » avec un tel média (on ne va plus regarder ailleurs). C’est une bonne alternative à Viadeo pour la sollicitation de personnes. Les « followers » se sentent plus concernés par un sujet bien précis puisqu’ils s’abonnent à des listes en fonction de leurs intérêts. La gestion des contacts se fait donc par listes et par abonnement et désabonnement à des comptes. Il est possible d’envoyer des messages privés automatiques lors de l’inscription de nouveaux « followers ». Nettoyer sa base de contacts régulièrement permet de la rendre plus pertinente et rend donc le compte plus crédible pour les visiteurs. Cette démarche dénote d’un bon ciblage thématique. Twitter possède un intérêt supplémentaire grâce à l’automatisation des publications sur les autres réseaux (Facebook, Viadeo et Linkedin notamment). L’utilisation d’un « hashtag » (#) permet de faciliter la recherche d’informations et de contacts ; utilisé lors d’un « livetweet » il permet au titulaire d’un compte de se faire connaître par les personnes présentes lors de l’événement tweeté. Suivre le « hashtag » de sa ville permet d’avoir une actualité régulière (peu de gens l’utilisent). Cependant, nous avons discuté du nombre de « hashtag » utilisables sur un seul tweet sans que cela devienne péjoratif.
Twitter publie depuis peu les documents en format PDF (vignette sur la partie droite correspondant aux détails du compte) et va d’ici peu faire de même avec les photos. Malgré tout cela, l’utilisateur doit digérer un certain nombre d’abréviations et de codes afin d’utiliser au mieux le média (les #, @, #FF et autres termes spécifiques).
Twitter et Facebook sont des caisses de résonance pour les blogs. Il faut prendre garde à l’aspect du message, certaines personnes ne sont pas des professionnels de la communication ou du journalisme et en oublient même de citer le titre de l’article dont le lien est publié.
Facebook est un réseau social axé sur la sphère personnelle, pour une meilleure utilisation de son profil il est possible de cacher les photos et les commentaires d’amis. Il faut cependant faire attention à la politique éditoriale de sa page professionnelle : il faut ainsi éviter les photos personnelles, les fautes, les messages trop personnels et contrôler les publications de ses contacts (pas de publicité partagée sur le mur). Cela nécessite une veille régulière sur le mur de son compte professionnel. 
Linkedin est le pendent international de Viadeo, sans l’agenda local qui peut se révéler très utile pour son réseautage. 
Les questions à se poser, les bonnes pratiques 

Le Community Manager d’une entreprise anime les comptes depuis son profil personnel ; qu’en advient-il une fois ce dernier parti de l’entreprise ?
Il est essentiel d’anticiper la demande et donc de construire son réseau en amont. Il faut donner pour recevoir, agglomérer trop de contacts en un temps restreint prouve à ses autres contacts que l’on construit une démarche et non pas une relation durable. Tout est une question de déontologie d’animation de réseau à long terme, il faut éviter d’être catalogué d’ « opportuniste ». Pour bien comprendre cela, il faut faire le parallèle avec la présence à une soirée :  vous voyez-vous arriver 5 minutes avant la fin d’une conférence pour distribuer des cartes à des inconnus ?
Dans cette logique, il faut personnaliser les messages et demandes de contacts, surtout pour les personnes inconnues. Cette stratégie à long terme s’oppose donc à une stratégie de collection de contacts.

DP.S.