Adopter la bonne stratégie pour réseauter

 

Pour son 21ème atelier, le CAC33 a fait carton plein ! Preuve que le thème du réseautage attire et concerne de nombreux professionnels, conscients de l’importance de ce mode d’action. Près de 60 personnes étaient donc présentes pour échanger sur la question posée : comment réseauter pour dynamiser sa carrière ?

 

Grâce aux interventions de nos deux expertes, Catherine Sarnow et Véronique Duprey d’ActifRéso, et aux travaux des tables rondes, voici quelques bonnes pratiques qui se sont dégagées :

 
 

Les réseaux sociaux ne remplacent jamais les rencontres physiques. Mais ils ont d’autres qualités. Facilitateurs, oui : pour entrer en contact, prolonger une relation, donner des nouvelles, partager des infos. Sources d’informations, oui : préparer un rendez-vous, qualifier une mise en relation, établir une veille efficace par métier, par région.
— Les réseaux sociaux, toujours eux, demandent une démarche d’anticipation : y être, c’est bien, mais il est préférable d’y aller avant d’avoir à demander. En clair, être présent sur Viadéo, Linkedin ou Twitter en étant en poste avant d’attendre d’être en recherche d’emploi.
— D’une façon générale, donner avant de recevoir. Être présent et bénévole dans des associations, délivrer sa parole d’expert, donner du temps, des conseils, de l’énergie, sans attendre de retours immédiats. La démarche d’apport est essentielle dans le succès du réseautage. Elle peut être chronophage si elle n’est pas maîtrisée.
— La posture est primordiale : ne pas demander mais se poser d’égal à égal. Un demandeur d’emploi ne demande pas, il parle de son expertise, de ce qu’il aime faire à son interlocuteur. De même pour un consultant : il ne recherche pas de clients, il présente une solution utile pour les entreprises.
— Savoir écouter et assimiler les codes d’usage, sont aussi des fondamentaux.

 

 

Comment se construire un réseau lorsqu’on arrive dans une ville inconnue ?
De nombreux néo-bordelais ont témoigné sur leur expérience au cours de l’atelier. Au départ, cela peut être via les enfants, l’école, les collègues du conjoint, des cousins, des anciens d’une école, etc. Ensuite, chacun construit ses réseaux selon ses affinités (sport, musique, loisirs) et surtout selon son projet : clubs d’entreprises, associations professionnelles métiers, et/ou d’autres plus généralistes, comme le CAC33, qui mixe allégrement des personnes venues d’horizons très différents.

 

 

Définir sa stratégie.
Réseauter n’est pas si facile ou naturel, cela demande, nous l’avons dit, du temps de préparation et de l’énergie, mais aussi un peu de culot : solliciter ses contacts pour provoquer des rencontres via la recommandation, sortir de chez soi et ne pas rester figé derrière son écran d’ordinateur. Le mieux est donc de doser cet investissement selon son projet professionnel et personnel, en préparant son message : en quelques mots clairs et concis, j’explique ce que je suis, ce que je fais et que je peux apporter. Tout en restant naturel : la vente directe est à bannir.

 

Pour quels bénéfices ?

Mais au fond, pourquoi réseauter ? A dire vrai, tous les participants de l’atelier étaient déjà convaincus par le bien-fondé de la démarche, à des degrés divers. Il y avait dans l’assemblée des réseauteurs chevronnés, membres de plusieurs associations, et d’autres plus timorés ou débutants, encore en recherche de cercles correspondant à leurs envies. A l’issue de la soirée, chacun avait malgré tout à l’esprit qu’un réseau apporte un enrichissement personnel – la découverte de l’autre, une ouverture professionnelle donc de potentielles opportunités, ainsi qu’une connaissance accrue de son environnement professionnel et géographique.

 

Des mots-clés à retenir ? Bienveillance. Ouverture. Échange. Cela tombe bien, c’est exactement la philosophie du CAC33 !

 

— Par Claire Goutines, rédactrice, cabinet de rédaction Zanzibar

 

— Crédit photos : © Emmanuel Clémence – IMAGine-You.frvoir la vidéo.