L’initiative européenne sur le « revenu de base »

 

L’humanité tente depuis la nuit des temps de trouver des solutions adaptées pour améliorer sa vie en communauté. Au départ il s’est associé pour affronter les dangers, puis il a établi des lois pour se protéger de lui-même. Et quel que soit son niveau d’évolution, il a toujours été question de sa survie. Vous apprendrez à la fin de ce billet, pourquoi le revenu de base est une question de vie ou de mort pour l’espèce humaine.

 

Qui ne s’est jamais demandé : « qu’est-ce qui me motive à travailler » ?

 
 

On sait que l’argent donne accès à de meilleures conditions de vie. Cela justifie-t-il l’accumulation presque sans fin de capital ? Les danaïdes auraient fini de remplir leur vase que l’on se poserait toujours les questions que soulève un tel débat.

 

Dans nos pays « curieusement » développés : qu’est-ce qui nous pousse à une chasse aux richesses qui favorise les esprits mercantiles aux dépens des autres ? Et comment sortir du cercle vicieux du pouvoir d’achat pour une vie meilleure ? Deux richesses se combinent et s’affrontent à la fois. La richesse en travail et celle en capital. Nous avons pris l’exemple de la richesse en travail transformée en capital, comme Fayat par exemple. Quels sont les leviers, d’hier, d’aujourd’hui et de demain ? Et quelle place pour le revenu de base ? Nous mettons alors en évidence une société avec des valeurs nouvelles. Moins liée à l’argent que l’on peut générer, qu’aux besoins auxquels on peut répondre.

 

Toujours à notre table, et selon Étienne, c’est le travail pour la subsistance qui va donner place au travail pour se réaliser. Pour Arnaud, un revenu de base oui ! Mais à partir de quel âge ? Question à laquelle Sophie nous répondait par l’existence de courants économiques pour un revenu de base dès la naissance. Enfin, Philippe était pour un seuil de suffisance économique puis au reversement du surplus pour financer l’ensemble du système.

 

Bref, une motivation passionnelle au travail, contre une motivation financière. Fini le « travail prison » à côté duquel il existerait une vie aménagée, cadencée par les permissions de congés, les mutations, les heures supplémentaires, la modulation des heures de travail… bref, la liberté du précieux temps qu’il nous reste à vivre et que l’on sacrifie volontairement contre rémunération.

 

— Par Farzad Felezzi