lol, friday wear, la bise : codes et usages… (2)

 

1. Rencontrer quelqu’un est plus difficile qu’il n’y parait.
Auparavant, il y avait le barrage de la secrétaire, aujourd’hui c’est celui du portable.

 

Si l’on devait établir une hiérarchie dans la communication :
     – Les « textos » (qui sont très personnels)
     – Les mails
     – Le téléphone
     – La rencontre
Les moyens techniques multiplient les possibilités de communication. Ainsi, il est très facile d’envoyer un mail : cela semble peu engageant et demeure néanmoins une trace. Toutefois cette facilité multiplie les mails qui se perdent plus facilement et entraîne une sur-sollicitation. Aussi, nombreux sont ceux qui ne répondent qu’aux mails intéressants et ne se sentent pas concernés par les autres. Ne pas répondre est aussi un moyen de se protéger. Signalons enfin qu’il y a des tranches horaires plus favorables.
Nous faisons donc face à une situation paradoxale où il parait plus facile d’envoyer des messages que de se rencontrer. Il y a alors des choix à faire. Il faut s’organiser et peut-être aussi faire naître le désir d’être rencontré, la politesse et la courtoisie devant rester de mise.
Autres types de rencontres : le « co-working » semble favoriser les échanges alors que les réseaux sociaux ont des résultats inégaux. Enfin, dans certaines entreprises, les repas dits de motivation et destinés à rassembler le personnel en vue d’une action importante doivent se répéter régulièrement sous peine de ne pas entraîner de vrais changements d’autant plus qu’ils sont obligatoires. Ils sont de plus pris sur du temps personnel, il reste difficile de s’ouvrir et la reprise le lendemain est difficile.

2. La rencontre ayant été obtenue, quel vocabulaire et quel comportement adopter ?
La différence « VOUS-TU » est propre à la France car tous les pays anglophones n’ont que « YOU » ! Il est reconnu que le vouvoiement marque une certaine distance envers telle ou telle personne. Il y a des étapes et le « VOUS » est préférable lors de la première rencontre.
L’emploi du « TU » peut se faire à la demande (de la Direction par exemple), en fonction du secteur d’activité (communication)… Il faut savoir s’adapter et/ou mettre des limites. N’oublions pas non plus les « masques » qui ne tombent pas tout de suite.

3. Enfin, les vêtements sont très importants par rapport à notre image de marque ou celle de l’entreprise ou du secteur d’activité.
Certains cherchent à s’adapter à la personne en face de soi, à la situation (les lieux, le type de rencontre), à la culture de l’entreprise, à leur propre rôle professionnel, à leurs obligations. Au contraire d’autres préfèrent rester eux-mêmes (coach, formateur externe).

En conclusion, les codes et autres usages doivent servir à la rencontre. Ils ne doivent pas devenir une contrainte paralysante qui nous empêcherait d’exprimer pleinement notre personnalité.
L.E.